Eau du Morbihan exerce les compétences production et transport d’eau potable sur 232 communes, et, à titre optionnel, la distribution sur 120 d’entre elles.

Comment a été gérée l’eau potable pendant l’épisode de l’assec du lac de Guerlédan ?

«  Le lac soutient habituellement le débit du Blavet à hauteur de 2,5 m3/s. Le Blavet est la ressource majoritaire pour fournir de l’eau potable aux Morbihannais à partir de 8 unités de potabilisation dont 7 sous la responsabilité de Eau du Morbihan. Durant l’assec, le débit n’a plus été soutenu : le débit naturel est ponctuellement descendu en dessous de 1 m3/s. Dans cette situation de faible débit, alliée à une forte modification de la qualité de l’eau brute notamment pendant la phase de vidange du lac, certaines unités de production ont été temporairement mises à l’arrêt. Afin d’assurer la continuité du service public d’eau potable, Eau du Morbihan a mobilisé le réseau d’interconnexions progressivement développé sur le département : l’arrêt de ce certaines unités a été suppléé par d’autres stations du territoire, l’eau produite a été transportée par des « feeders », ou canalisation de gros diamètre, permettant d’acheminer l’eau potable disponible en tout point du territoire. La ressource est donc mutualisée à large échelle et gérée de façon coordonnée, permettant ainsi une réelle sécurisation de l’alimentation en eau potable. »

Quels sont les moyens mis en œuvre pour garantir une qualité d’eau potable ?

« L’eau est le produit alimentaire le plus surveillé, tant par les autorités sanitaires, que par les producteurs d’eau qui réalisent des autocontrôles permanents. Afin d’anticiper la dégradation prévisible de l’eau du Blavet pendant les phases de vidange et d’assec, les filières de traitement de certaines stations existantes ont été adaptées pour les rendre plus performantes. Une unité de production nouvelle a été réalisée, selon un calendrier accéléré, afin de s’assurer  de sa disponibilité dès le début de 2015 : moderne et performante, cette unité de Mangoër 2 à Cléguérec a produit de l’eau potable à partir d’une eau du Blavet particulièrement chargée en matières en suspension et en matière organique. Les suivis ont été renforcés sur certains paramètres en fonction de la qualité de l’eau du Blavet, elle-même suivie en continue par des stations de mesure mises en place par EDF, responsable de la vidange et des travaux sur le barrage. Grâce à ces différentes actions mises en œuvre, l’assec n’a eu aucune conséquence sur la quantité et la qualité de l’eau au robinet des abonnés.»