Fin 2014, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Ségolène Royal soulignait l’avance de la Bretagne dans la mise en œuvre de la transition énergétique. La Bretagne est aujourd’hui en pointe sur un certain nombre d’enjeux ou d’innovations énergétiques, grâce aux efforts déjà accomplis par de nombreux acteurs, couronnés par des premiers résultats.

Depuis plusieurs années, les acteurs bretons : élus et collectivités locales, services de l’État et opérateurs, syndicats des énergies renouvelables, entreprises et réseau associatif… travaillent ensemble pour relever les défis énergétiques régionaux.

Le contexte breton est celui d’une région qui produit à peine 9 % de l’énergie qu’elle consomme. Il invite à engager une transition énergétique qui permette de consommer moins et mieux et d’emprunter les voies d’une croissance verte, durable, limitant la dépendance aux énergies fossiles.

Sur la base de cette réflexion partagée par tous, les acteurs bretons ont su se rassembler et dessiner un plan d’action concerté, traduit fin 2010 dans le Pacte électrique breton. Maîtrise de la consommation, déploiement des énergies renouvelables et sécurisation de l’approvisionnement, les 3 piliers de ce Pacte ont ensuite été intégrés dans le Schéma régional climat, air, énergie, approuvé fin 2013, qui a élargi cet engagement collectif aux enjeux énergétiques, climatiques et de qualité de l’air en Bretagne.

Pour mener sa transition énergétique, la Bretagne dispose de nombreux atouts : une large mobilisation pour la rénovation énergétique des logements, un fort potentiel de déploiement des énergies renouvelables (énergies marines, éolien, méthanisation…), le soutien à l’innovation (éco-construction, smart grids, mobilité décarbonnée), l’implication de nombreux territoires volontaristes.

Forte de ces atouts, la Bretagne doit pouvoir amplifier cette dynamique. L’État continuera de travailler avec la Région et l’ADEME pour une coordination renforcée de tous les moyens (aides financières, ingénierie de projet, mesures de simplification…), pour structurer les réseaux d’acteurs, et pour accompagner et mobiliser citoyens, porteurs de projet et collectivités, notamment celles qui souhaitent devenir des « territoires à énergie positive ».