L’agence de l’eau révise son programme 2013-2018, quel est l’enjeu de cette révision ?

Le programme de l’agence définit ses recettes, les redevances payées par les utilisateurs d’eau, et leur affectation, c’est-à-dire les aides qu’elle apporte aux collectivités, aux industriels, aux agriculteurs… pour réduire les pollutions de l’eau, protéger les ressources, préserver les cours d’eau et les zones humides. Le programme 2013-2018 représente 2,7 miliards d’euros. Aujourd’hui, dans un contexte économique difficile, et à la veille d’une réorganisation territoriale importante, nous constatons un ralentissement des investissements publics pour l’eau. Nous voulons donc redonner l’envie l’investir pour le bon état des eaux. Nous portons nos taux d’aide à 40 %, 60 %, voire 80 % pour les opérations prioritaires, pour que les collectivités et les acteurs engagent les programmes indispensables de restauration de la qualité des eaux et des milieux aquatiques.

Le bassin Loire-Bretagne vient aussi d’adopter son plan de gestion des eaux, le Sdage 2016-2021. Quel est le lien entre les deux ?

Le Sdage fixe des objectifs de bon état pour les cours d’eau, plans d’eau, nappes, eaux côtières. Il fixe des principes d’actions et des dispositions à caractère juridique et il est complété par un programme de mesures et d’actions concrètes, chiffrées, localisées. Les aides de l’agence sont au service de la réalisation de ces objectifs et de ces actions. Le Sdage identifie deux enjeux prioritaires, la restauration des milieux, et la réduction des pollutions. Ce sont aussi les priorités de notre programme.

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