Valeur énergie Bretagne n°20
26. septembre 2012 · Commentaires fermés sur ouest amenagement · Catégories: Actualités, Aménagement, Architecture, Bureaux d'études, cabinet de conseil, Territoire, Urbanisme, Urbanisme

ouest am’
les métiers de l’aménagement durable évoluent vers plus de transversalité

La prise en compte des exigences environnementales dans la conception d’un projet se traduit par une nouvelle doctrine : Éviter, Réduire, Compenser

Natacha Blanc-Marteau, PDG de Ouest-Aménagement
Sous l’impulsion du Grenelle de l’environnement, les exigences de développement durable sont davantage prises en compte, dans la conception d’un projet d’aménagement. « Dans les faits,cela se traduit par une nouvelle doctrine, expose Natacha Blanc-Marteau : Éviter, Réduire, Compenser. En tant que bureau d’études, nous sommes parfois amenés à conseiller à un maître d’ouvrage d’éviter tel site, dès l’amont du projet, pour éviter des atteintes environnementales. S’il n’y a pas d’alternative possible, nous élaborons des solutions pour limiter au maximum la portée de ces atteintes. Enfin, en cas d’impacts résiduels, nous proposons des mesures de compensation, comme la recréation de zones humides que nous avons étudiée sur la LGV Rennes-Le Mans ».
L’émergence de la doctrine « ERC » va profondément modifier la pratique professionnelle des spécialistes en aménagement durable. « Aujourd’hui, nos trois métiers – l’urbaniste, l’expert en eau et celui en environnement – s’entrecroisent pour avoir une approche transversale d’un projet. Nous constatons ce décloisonnement aussi bien chez Ouest Am’, qui intervient à l’échelle globale d’un projet, qu’à d’autres niveaux : par exemple, un architecte ne peut plus travailler indépendamment des environnementalistes ou des énergéticiens. Bien entendu, il est aussi essentiel d’accompagner les maîtres d’ouvrage, à l’heure où la réglementation qui vise à préserver les espaces naturels et la biodiversité devient de plus en plus complexe. Cela passe par une expertise, un suivi des projets réalisés ou une assistance pour monter un dossier de subventions, comme le dispositif breton Eco-FAUR. Mais l’intervention d’un bureau d’études ne saurait se réduire à la seule mise en conformité d’un projet aux textes de loi. En effet, la formation occupe également une part croissante de notre action, parce qu’un maître d’ouvrage doit connaître les nombreux services que rendent les espaces naturels, pour pouvoir prendre conscience des enjeux environnementaux portés par un projet d’aménagement ».

Propos recuiellis par Nils Bruder
Valeurenergie.com

 

La performance énergétique passe aussi par la concertation

Notre approche pédagogique et participative facilite l’intégration de l’efficacité énergétique très en amont du processus de conception

Olivier Guillemot, gérant de Polenn / Murielle Douté, responsable du pôle « Energie et Urbanisme
La question énergétique constitue aujourd’hui un aspect incontournable de toute opération d’aménagement urbain. D’autant plus que depuis 2009, toute opération d’aménagement nécessitant une étude d’impact doit faire l’objet d’une étude de faisabilité sur le potentiel de développement en énergies renouvelables. Si cette étude  repose sur une expertise technique pointue, les premiers retours d’expérience mettent en évidence l’opportunité qu’elle représente de sensibiliser les acteurs de l’aménagement à la problématique énergétique. Un volet de concertation et de sensibilisation voire de co-construction, organisé très en amont dans la conception d’un projet, apporte une plu-value qualitative indéniable à la conception de ces futurs quartiers.
« Un bureau d’études en performance énergétique ne fait pas uniquement du calcul thermique, confirme Olivier Guillemot. En effet, à chacune de ses missions, Polenn s’attache également à expliquer aux différents acteurs les enjeux de la sobriété énergétique et de l’usage des énergies renouvelables : élus, techniciens, aménageurs mais aussi riverains et futurs habitants de ces nouveaux quartiers. L’approche pédagogique que nous défendons s’explique aussi par le fait que les habitudes de travail des aménageurs sont parfois bousculées : par exemple, jusqu’à présent, un quartier pouvait s’organiser principalement autour de la voirie. La conception bioclimatique peut supposer désormais de réfléchir à l’orientation des futurs bâtiments, avant même d’avoir élaboré le plan des rues ». Cette approche « sur mesure » et participative permet aujourd’hui à Polenn d’être missionné sur une ZAC à énergie positive, de quelque 400 logements sur 16 ha, en création à Ploemeur dans le Morbihan. « L’opération, dont les premières études démarrent, intègre notamment une production délocalisée d’énergie, une caractéristique qui prend tout son sens en Bretagne, région qui connaît des problèmes récurrents d’alimentation en électricité. Mais avant de nous pencher sur cette problématique, nous mettrons prioritairement l’accent sur la maîtrise de la demande énergétique, avec des réponses adaptées au contexte local, étant bien entendu que l’énergie ayant le moindre impact environnemental est celle qui n’est pas consommée ». Comme dans tout projet, le bureau d’étude est force de proposition, la prise de décision finale revient aux maîtres d’ouvrage : élu, promoteur, aménageur et même particulier. « Nous leur apportons les clés pour que leurs choix favorisent la sobriété énergétique et le recours aux énergies renouvelables si possible locales. »

Propos recuiellis par Nils Bruder
Valeurenergie.com
25. septembre 2012 · Commentaires fermés sur Ardoisieres d’Angers · Catégories: Actualités, Architecture, Charpente, Couverture

Un produit de couverture naturel, local, esthétique et durable.

L’ardoise d’Angers-Trélazé® est garantie 30 ans contre tous les vices risquant de compromettre l’étanchéité d’une toiture

Talal Soweif, Directeur commercial des Ardoisières d’Angers
Souvent retenue sur des critères architecturaux, l’ardoise permet aussi d’engager un chantier de construction ou de rénovation sur la voie d’une démarche environnementale. En effet, elle présente de nombreux atouts au titre son faible impact écologique, depuis l’extraction souterraine de la roche nécessaire à la fabrication jusqu’à sa mise en œuvre et son recyclage. En premier lieu, grâce à son origine naturelle, l’ardoise ne contient pas de substance chimique ajoutée, ni de déchets inertes, contrairement à de nombreux matériaux de construction. De plus, quand elle est produite à proximité des chantiers, elle permet de limiter l’impact du transport. Les chantiers de couverture situés en Bretagne et dans le Grand Ouest peuvent ainsi bénéficier de la proximité des plus grands gisements de schistes ardoisiers de France, exploités par la société Ardoisières d’Angers à Trélazé (Maine-et-Loire).
« Notre ardoise est extraite au cœur de la roche, entre 350 et 500 m sous terre, ce qui lui confère une pureté exceptionnelle, fait valoir Talal Soweif. En effet, le schiste exploité en profondeur présente beaucoup moins de défauts ou d’impuretés que celui issu d’exploitations à ciel ouvert. Il ne pas blanchit pas et sa teneur en carbonate de calcium est une des plus faibles connues à travers le monde. L’ardoise d’Angers-Trélazé se distingue également par une forte résistance mécanique – aussi bien dans le sens longitudinal que transversal – tout en pouvant se fendre et se travailler facilement. Autre caractéristique notable, sa densité est supérieure à 2,8, ce qui n’est pas le cas des ardoises chinoises ou espagnoles, par exemple. Grâce à ces nombreux avantages, nos produits sont garantis 30 ans contre tous les vices risquant de compromettre l’étanchéité d’une toiture. Et les plus beaux fleurons du patrimoine architectural français, comme le Château de Versailles ou le Louvre permettent de témoigner de la durabilité de nos ardoises ».

Propos recueillis par Nils Bruder
Valeur énergie Bretagne
11. septembre 2012 · Commentaires fermés sur Art végétal : toitures végétalisées, murs végetaux, mur · Catégories: Actualités, Architecture, Bureaux d'études, Couverture, Toiture végétalisée · Tags: , ,

art végétal

Les solutions d’Art Végétal présentent des avantages sur les plans de l’isolation, de l’environnement, de la santé et de l’agrément esthétique

« La toiture végétalisée offre de nombreux atouts, tant à l’échelle du bâtiment qu’au niveau du cadre de vie général »
Julien Neveu, Directeur
Traditionnellement mise en œuvre dans les pays d’Europe du Nord, la toiture végétalisée se développe en France, où ses avantages sont de mieux en mieux connus. «
Les solutions de végétalisation offrent des atouts à diverses échelles, avance Julien Neveu. Au niveau du bâtiment tout d’abord, avec un facteur d’amélioration du coefficient de résistance thermique R qui oscille entre 1,8 et 2,4. De plus, le procédé remplit une fonction de climatisation naturelle et de protection contre les chocs thermiques. Les gains d’isolation se retrouvent aussi sur le plan acoustique, avec des améliorations flagrantes pour les locaux situés à proximité de voies ferrées ou d’autoroutes. Toujours au niveau du bâtiment, la végétalisation prolonge la durée de vie des matériaux d’étanchéité, en les protégeant des UV ».
À l’échelle du cadre de vie, les toits plantés présentent d’autres intérêts, comme la particularité de fixer les poussières et d’absorber le CO
2, sans compter la sauvegarde de la biodiversité. Ces aménagements participent également à la lutte contre les phénomènes d’îlots thermiques urbains. « Des villes ont fait le choix de planter massivement les toitures pour limiter localement le réchauffement et la sécheresse de l’air, liés à l’urbanisation. C’est le cas de Tokyo, par exemple. Plus près de nous, en Île-de-France, les collectivités locales bénéficient de subventions, dans le cadre d’opérations de végétalisation de bâtiments ».
Et les applications sont nombreuses : Art Végétal intervient aussi bien chez des particuliers que sur des équipements publics, comme l’hôpital de Lorient sur lequel 8 000 m
2 ont été plantés. « Chaque projet fait l’objet d’une solution spécifique, en fonction des aspects climatiques locaux et de la configuration du bâtiment. Par exemple, nous pouvons végétaliser une surface sur des pentes supérieures à 45°. Il n’y a donc quasiment pas de limite pour transformer les toitures en espaces verts qui soient bénéfiques, tant pour les occupants du bâtiment que pour le cadre de vie environnant ».
Toiture végétalisée en bretagne

Propos recueillis par Nils Bruder
www.valeurenergiebretagne.fr


09. juillet 2012 · Commentaires fermés sur CABINET LE PERRON · Catégories: Actualités, Aménagement, Architecture

Les 3 atouts de la construction-bois : des bâtiments peu énergivores, une organisation de chantier optimisée et l’essor d’une filière économique régionale 

« Il y a une culture locale à développer autour du bois de construction Catherine Le Perron, Architecte
L’utilisation du bois comme système constructif se développe ces dernières années, sous l’impulsion de professionnels convaincus de ses nombreux avantages. «
En France, nous assistons à un véritable engouement pour la construction-bois et le particulier comme le maître d’ouvrage public dispose de professionnels déjà largement rompus à cette technique constructive, assure Catherine Le Perron. Les bâtiments que nous avons réalisés avec nos cotraitants sont conçus pour offrir des performances dans la durée. Leur conception en bois a ainsi permis d’atteindre des objectifs de consommation réduite pour le chauffage (bâtiments basse consommation), tout comme un bilan carbone imbattable comparativement à tout autre mode constructif. Ce sont les premières raisons pour lesquelles le bois est adapté à une construction publique s’inscrivant déjà dans une volonté environnementale, comme cela était le cas pour l’extension de l’école maternelle G LeBail de Plozévet ».
Mais le bois offre aussi des atouts non négligeables en termes d’organisation et d’exécution du chantier grâce à une importante phase de préparation avant le démarrage des travaux (donc de maîtrise des délais et nuisances de chantier). «
Lors de cette étape préalable, des plans de chantier sont établis en intégrant les contraintes des différents corps de métier. Ces documents garantissent ensuite la bonne articulation des diverses interventions sur site. La préfabrication des éléments de charpente et des parois est aussi optimisée, car les artisans opèrent en atelier, à plat et au sec. Ce travail de précision, souvent mis à mal par les plannings durant un chantier traditionnel est primordial pour atteindre des objectifs énergétiques réglementaires de la rt 2012 comme la performance thermique de l’enveloppe ou l’étanchéité à l’air.
De plus, conforme à l’idée commune de chaleur apportée par ce matériaux, sur chacun de nos chantiers en ossature bois, cette notion de confort, de bien être, est immédiatement perceptible et fait systématiquement l’unanimité parmi les usagers. Mais tout charpentier menuisier doit être bien plus intarissable que moi sur ce sujet si vous l’interrogez! ».
Pour
Catherine Le Perron, l’essor de la construction-bois répond aussi à un enjeu économique, en favorisant le développement d’une filière régionale sinon hexagonale:
«
Les professionnels bretons du bois s’organisent depuis déjà de nombreuses années pour répondre à la demande locale. Il y a aussi une culture à développer autour de l’esthétique du bois dans la construction. Par exemple, un bardage en bois n’est pas un meuble brun ciré à la cire d’abeille; les essences de bois utilisées sont naturellement résistantes aux intempéries, sans aucun entretien dans le temps; il va griser avec le temps et se vêtir d’une belle patine aux effets moirés tantôt très doux sous le soleil, tantôt plus noueux sous la pluie retrouvant un peu de ses couleurs d’origine. Le bâtiment vit ».
Les anciens écoliers de Plozévet porteront sans doute ce nouveau regard sur le bois, à l’heure où ils construiront leur propre maison…

Propos recueillis par Nils Bruder


22. mai 2012 · Commentaires fermés sur A.Typique, Patrice BIDEAU : UNE MAISON BIOCLIMATIQUE ET ORGANIQUE EN BRETAGNE · Catégories: Actualités, Architecture, BBC, Bureaux d'études, cabinet de conseil · Tags: , , , ,

A.Typique, Patrice BIDEAU

Initialement, ce projet était destiné à être BBC avec une conception bioclimatique mixte, ossature bois et béton, une PAC (pompe à chaleur) et ballon d’eau chaude de 5,8 kW. Cette maison était étudiée pour une consommation énergétique de 31 kwhep/m2/an pour le chauffage et la production d’eau chaude et une VMC hygro B. L’évolution et la maturation du chantier en ont décidé autrement !
La maison a été placée au Nord Ouest de la propriété pour offrir le maximum d’espace au jardin et à la terrasse. Le garage au Nord en ossature bois, bardage et toiture cintrée en zinc fait office de tampon protecteur mais aussi d’abri pour la porte d’entrée avec son auvent.

Photo : Mr Armel ISTIN

La façade au Nord de la maison offre peu d’ouvertures. Elle est réalisée en parpaings béton laissés apparents à l’intérieur, et isolée par l’extérieur avec une ossature bois rapportée, de la laine de roche de 120 mm et un bardage. Le mur et les refends sont les supports du plancher bois, mais c’est aussi le radiateur de la maison par sa forte inertie thermique, il participe donc au confort d’été et d’hiver.
Les murs de la maison en ossature bois 145/45, avec une isolation en laine de roche de 145 mm, sont posés sur une dalle béton sur vide sanitaire constituée de hourdis en polystyrène de 200 mm et d’un isolant rapporté de 50 mm afin d’éviter les ponts thermiques linéiques.
La toiture à 2 pans de 45° est en ardoises schisteuses naturelles avec une lucarne cintrée en zinc servant aussi d’abri bois. La toiture est isolée par de la laine de roche de 300 mm. L’ossature verticale et les rampants ont un frein vapeur pour assurer l’étanchéité à l’air, validé par 2 tests.
Faisant face à la piscine, une pergola pour une future glycine, fait le lien entre la cuisine et la terrasse, un jardin d’hiver en ossature bois au toit en polycarbonate et en panneaux à double vitrage et châssis bois. Un jardin d’hiver agrémenté de pierres, d’ardoises cassées et d’arbustes destinés à procurer un supplément de chaleur en hiver, et à rester ouvert en été et ainsi assurer avec les volets bois coulissants à claire voie une aération de la maison et ainsi la rafraîchir naturellement.
Tous ces éléments passifs ont contribué à la suppression de la PAC et son remplacement par un chauffage d’appoint : un poêle à bois de 6 kW et des radiateurs à inertie avec fluide haute performance pour une performance ramenée entre 80 et 90 kwhep/m2/an, soit de type THPE.
Cette maison a bénéficié également par l’implication des maîtres d’ouvrage d’un changement complet de leur lieu de vie, avec une forte attirance pour les jeux de couleurs de perception et rechercher une ambiance harmonieuse pour une nouvelle histoire.
C’est aussi un travail d’architecte inspiré, tant par la « charte de GAIA » de David PEARSON, que par la réalisation d’un habitat passif.

A.typique